ISaAC

 
 

After a year of bestial and energetic set, ISaAC records its first album on the heights of Epernay in 2011. The band assaults us with its violence and will to have a chaotic and exulting power in its seven tracks in the album "Herpès Maker" mixed and mastered by Benoît Couribet (Xnoybis, Pord, One Lick Less). This first opus marks the beginning of an adventure we hope will be rich and long.

ISaAC se forme en 2008 dans un sombre grenier sparnacien lorsque Jean-Christophe Urbain (guitare) et Nicolas Brisset (Batterie) décident de reprendre leur activité musicale après plusieurs années d’abstinence. Si l’origine du projet s’inscrit dans une perspective résolument noise, sous les influences croisées des scènes anglo-saxonnes (Shellac, Jesus Lizard, Big’n, Lightning Bolt), francophones (Deity Guns, Doppler, Bästard, 37500 yens) ou italiennes (Zu), ISaAC ancre également sa personnalité dans une scène locale riche (Les Renaïders, Tunguska, VAVA !). Ce n’est véritablement qu’avec l’arrivé d’Erwan Thomas (Basse), en 2009, que le projet prend corps en s’ouvrant à de nouvelles perspectives et à un métissage entre un son noise 90’s et une basse profonde et puissante.

Après une année à étrenner un set bestial et énergique, ISaAC enregistre en 2011 son premier album sur les hauteurs d’Epernay. Avec Herpès Maker, mixé et masterisé par Benoît Couribet (Xnoybis, Pord, One Lick Less), le groupe jette toute sa hargne et son envie dans sept titres emplis d’une puissance chaotique et exutoire. Ce premier opus marque le début d’une aventure que l’on espère riche et longue.

Térébenthine - ISaAC

(spl)IT LP - Poutrage, Atypeek Music, Ocinatas

Les sages demoiselles du tableau de Louis Janmot ne feraient pas la ronde bien longtemps si elles savaient ce qui se tramait à l'intérieur de ce disque. Déflagrations noise à tous les étages, crispations, convulsions et orages électriques pour promptement relever ses jupons et se mettre à l'abri. Deux groupes de Reims s'entendant comme larrons en foire dans leur lecture du noise-rock, tour à tour punitif et introspectif, physique et cérébral.
Térébenthine nous avait laissé avec un album en demi-teinte mais porteur d'espoirs. Le duo instrumental guitare-batterie revient avec quatre titres un cran largement au-dessus. Térébenthine n'est toujours pas du genre à attaquer bille en tête et défourailler les vierges effarouchées, mais la balance entre riffs cinglants et navigation en eaux troubles est désormais parfaitement trouvée. Le tumulte ne s'arrête jamais, même au plus creux de la vague. Quand guitare et batterie se mettent en pointillé, ce n'est pas pour vous permettre d'aller faire une pause mais pour vous nouer les tripes sur des arpèges éclatants d'une guitare profonde sonnant d'enfer et se préparer à prendre une volée de rythmes, mettre en valeur une cavalcade effrénée ou des coups de butoirs explosifs. En fait, comme pour leur précédent disque, la frontière n'est pas nette. Pas de schizophrénie entre parties calmes/parties énervées. Térébenthine est loin de ce cliché et surfe sur une narration faite de nuances plus ou moins marquées et contrairement au disque d'avant, les crêtes déchirantes sont bien plus nombreuses, l'intensité de tous les instants. Le point culminant figure au quatrième morceau, le pharamineux Purusha (faisant déjà suite à un Crade & Râle fortement juteux) qui n'est que montée d'adrénaline, abrasion et un passage sur la fin guitare-batterie frénétique de toute beauté. Un morceau qui ne donne pas envie de tourner la face mais de remettre ça illico-presto.
Isaac va pourtant se révéler comme un compagnon de disque idéal. Un trio instrumental (les cris dans le fond ne comptent pas vraiment) versant encore plus sur la face éclatée et tourmentée du noise-rock. Et quand les sept minutes trente de Ilianok arrivent à vous faire penser à Colossamite et Dazzling Killmen, c'est que vous tenez le bon bout et êtes au devant d'une putain de bonne surprise. Je me souviens vaguement de leur premier album, Herpès Maker, qui était loin de faire éclater un furoncle contrairement à ce morceau. Du grand art, un numéro d'équilibriste sauvagement tendu, avec des pièges, du poignant, du virulent, des dérapages incontrôlés et un son de guitare déchirant l'air comme jamais. En fait, pas besoin d'aller chercher des influences de l'autre coté de l'Atlantique (qui ne sont d'ailleurs pas franchement méritées sur l'ensemble des trois morceaux, juste un raccourci facile pour vous situer l'ambiance) alors que tout se trouve à leur porte, chez les dénommés et hélas défunts 37500 Yens dont on retrouve un savoir-faire proche pour un frisson quasi aussi grand. Comme les deux titres suivants, Corps Dur et Bruit Blanc procurent un bonheur identique entre noise triturée dans tous les sens, approche expérimentale et constructions ne se souciant guère des conventions, ce split album devient carrément de la bombe.
Par contre, pas de problème pour mettre fin à la face puisque ça se termine sur un méchant loocked groove, juste de l'embarras pour savoir quel coté du disque remettre puisque les deux sont aussi bons l'un que l'autre.

Pertes & Fracas - SKX (06/03/2014)

Si quelques groupes rémois provoquaient jadis quelques acouphènes, ce sont surtout des formations plus pop et plus electro qui ont récemment incarné l’activité musicale de la ville. Tous deux de la région, et après avoir régulièrement partagé les mêmes scènes, IsaAC et Térébenthine scellent leur proximité, repeignent un peu le décor avec cet excellent split entièrement dédié à une noise de haute volée.


C’est le second qui lance les hostilités. Enrobé d’une production impeccable, c’est tout en nuance que le duo évolue. Le temps de quatre titres intelligents, évolutifs et parfaitement maîtrisés, Térébenthine hésite sans cesse entre passages atmosphériques et déflagrations dissonantes (‘Crade et Râle’). Il aligne les riffs efficaces (’3ème Du Nom, 4ème Dimension’), alterne les rythmes (‘Fiacre’), sans jamais sous estimer la mélodie et le groove, tous deux essentiels pour captiver et ne pas laisser l’inspiration fuir vers des hauteurs cérébrales incompréhensibles (‘Purusha’). Longtemps porte drapeau du genre en France, Gatechien a certainement trouvé là une digne relève…


Face à lui, le jusqu’au bout-iste IsaAC prend moins de gant. Plus intense, plus bruitiste, plus dissonant encore, expérimental par moments, rappelant même parfois le plus obscure émo américain des années 90 quand le chant entre dans la danse (‘Ilianok’), le trio préfère laisser le temps à sa noise d’évoluer. En passant souvent la barre des sept minutes, les rémois laissent ainsi toutes leurs idées s’exprimer, sans filet, jusqu’à se révéler imprévisibles et prendre des airs improvisés (‘Corps Dur’). A chaque virage son ambiance, à chaque chicane sa violence.


‘(spL)IT’ confronte donc deux écoles noise aux nombreux points communs, mais aux approches différentes. L’une diluée, l’autre pure, toutes deux sont complémentaires ici et font de ce disque une parfaite carte de visite pour ces deux formations souvent jouissives, que les amateurs du genre n’ont plus aucune raison d’ignorer.

Mowno - Matthieu Choquet  

IT/Сплит-альбом от Terebenthine и ISaAC

Две французские группы играющие довольно приличный  industrial rock, решили объединиться, записав сплит-альбом. Альбом содержит семь треков, четыре от группы Terebenthine и соответственно три трека от ребят из команды ISaAC.

 

Herpès Maker
ISAAC

IT
ISAAC